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 La conduite automobile après 65 ans |
L'Irips a participé entre 2002 et 2004 à une étude, menée avec l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets) et l’APH de Marseille, sur " Le comportement et les habitudes de conduite chez le sujet âgé de 65 ans et plus et l’analyse de facteurs pouvant être prédictifs de son risque d’implication dans les accidents de la route ".L’enquête a été effectuée sur les trois sites de l’Irips, avec des participants tous volontaires, 900 au total. Les résultats montrent que les seniors conduisent en moyenne 11 400 kilomètres par an et prennent leur voiture plusieurs fois par semaine. Ils se jugent en majorité bons conducteurs et estiment (à 80 %) faible leur risque d'accident. Parmi eux, 27 % ont pourtant eu un accident dans les trois dernières années. Un taux proche de celui constaté chez les adultes plus jeunes.
Les conducteurs âgés font plus d’oublis que d'infractions (et moins d'infractions que les adultes plus jeunes), la plus fréquente des infractions étant le non respect des limitations de vitesse la nuit ou tôt le matin. Il oublient surtout l'endroit où ils ont garé leur voiture et entrent souvent "dans quelque chose" en reculant. L'erreur la plus fréquente consiste à "sous-estimer la vitesse d'un véhicule que l'on dépasse".La conduite peut être un plaisir Sur le plan médical, l'audition non appareillée, l'hypoxie (insuffisance d'oxygénation) et les problèmes pulmonaires, la consommation d'alcool et le diabète retentissent sur le comportement au volant et le risque d'accident. En revanche, une des surprises de l'étude a été de n'observer aucune corrélation significative entre les résultats aux tests neuropsychologiques et les accidents déclarés. Chez le sujet "sain", ce sont donc les variables comportementales qui sont associées à l'accident.
Les conducteurs âgés "sains", qui conduisent plus que ce à quoi l'on s'attendait (les femmes moins que les hommes), ont encore besoin de leur voiture pour leur autonomie, la conduite pouvant être vécue comme un plaisir. Le comportement des autres conducteurs doit également être pris en compte : si les autres usagers de la route conduisaient moins vite (surtout les jeunes et les novices), le conducteur âgé aurait plus de temps pour réagir…
En conclusion, l'enquête souligne qu'il est difficile de dépister les conducteurs âgés "dangereux" pour les exclure de la route. Le dépistage médical pourrait éventuellement être concentré sur les groupes-cibles à haut risque comme les maladies dégénératives (Alzheimer…). |
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